Pourquoi une migration WordPress mal préparée fait chuter votre SEO
Migrer un site WordPress d'un hébergeur à un autre est une opération à risque si elle est bâclée. Les erreurs les plus fréquentes : URLs qui changent sans redirections, site inaccessible pendant plusieurs heures, contenu dupliqué temporaire, fichiers manquants après migration. Résultat : perte de positions Google parfois longue à récupérer. Ce guide vous évite ces erreurs.
Avant la migration : checklist préparatoire
- ✓ Photographier votre configuration actuelle : version PHP, plugins actifs, réglages WordPress
- ✓ Effectuer une sauvegarde complète (BDD + fichiers) et vérifier qu'elle est téléchargeable
- ✓ Lister toutes vos URLs importantes (Google Search Console → Couverture)
- ✓ Exporter vos redirections existantes (plugin Redirection → Export)
- ✓ Noter votre TTL DNS actuel et le réduire à 300s (5min) 48h avant la migration
- ✓ Prévenir votre équipe : aucune modification de contenu pendant la migration
Étape 1 : Préparer le nouvel hébergement
Avant de toucher quoi que ce soit sur l'ancien hébergeur :
- Créer la base de données MySQL sur le nouvel hébergeur
- Configurer la version PHP identique à l'ancienne (ou supérieure après test)
- Transférer les fichiers WordPress via FTP/SFTP ou rsync
- Importer la base de données via phpMyAdmin ou WP-CLI
- Mettre à jour wp-config.php avec les nouveaux identifiants BDD
Étape 2 : Tester sur le nouvel hébergeur avant le DNS switch
Ne changez pas le DNS avant d'avoir validé que le site fonctionne sur le nouvel hébergeur. Méthodes de test :
- Fichier hosts local : pointer temporairement votre domaine vers la nouvelle IP dans /etc/hosts — vous testez sans impacter les visiteurs
- Sous-domaine de préproduction : certains hébergeurs offrent une URL temporaire (ex.
mysite.hebergeur.com) pour tester
Vérifications à faire avant le switch DNS : accueil, pages internes, formulaires, connexion wp-admin, images, WooCommerce (si applicable).
Étape 3 : Le switch DNS (moment critique)
Le changement DNS est irréversible côté visiteurs une fois propagé. Procédure :
- Effectuez une dernière sauvegarde de l'ancien hébergeur
- Changez les enregistrements A (et CNAME www) dans votre registrar de domaine
- Attendez la propagation DNS : 5 minutes si TTL réduit à 300s, jusqu'à 48h si TTL non réduit
- Vérifiez la propagation depuis plusieurs localisations : whatsmydns.net
Gardez l'ancien hébergeur actif pendant 48-72h après le switch : certains visiteurs peuvent encore y accéder pendant la propagation DNS.
Étape 4 : Vérifications SEO post-migration
Dans les 24-48h après la migration :
- Vérifier le certificat SSL :
https://fonctionne, pas d'erreur de certificat - Tester les redirections critiques avec Screaming Frog ou Redirect Checker
- Vérifier Google Search Console : soumettre à nouveau le sitemap
- Tester la vitesse : GTmetrix ou PageSpeed Insights depuis le nouveau serveur
- Vérifier les emails : si vous avez des emails sur ce domaine, tester l'envoi/réception
Les erreurs SEO à éviter absolument
- Changer les URLs lors de la migration : si vous changez la structure des permaliens, mettez en place des redirections 301 pour chaque ancienne URL
- Oublier les liens dans la base de données : après migration, cherchez-remplacez l'ancienne URL par la nouvelle dans la BDD avec WP-CLI (
wp search-replace) - Laisser le site en mode maintenance trop longtemps : Googlebot recrawle fréquemment — plus de 4h en mode maintenance peut impacter vos positions
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